Des nouvelles séries fantastiques… ou pas

Après le succès au cinéma d’Eragon et Narnia, l’heroic fantasy débarque sur nos petits écrans.

Dès 2009, deux nouvelles séries médiévales-fantastiques arrivent en France. Il s’agit de Merlin et The Legend of the Seeker. Une rumeur parle d’une diffusion prochaine sur M6, la chaine qui fait la part belles à ce type de séries dans sa trilogie du samedi.

La première série, Merlin – créée par Johnny Capps et Julian Jones en 2008 – comme son nom l’indique, se déroule autour de la légende Arthurienne. Vu et revu ? Pas tout à fait. Cette version britannique tournée dans la Loire nous offre une version très libre. On est loin du vieux Merlin barbu, posé et imposant des contes. Ici Merlin est un jeune adolescent, simple et crédule qui se voit propulsé du jour au lendemain écuyer du jeune Arthur.
Dans un pays où toute utilisation de la magie est punie de la peine de mort, Merlin doit user de subterfuges pour garder ses talents secrets, tout en aidant Arthur à devenir Roi de Camelot. Le scénario possèdent bien d’autres fantaisies, comme une Genièvre métisse noire, non pas femme d’Arthur mais dame de compagnie de la jeune et belle Morgane. J’entends d’ici les puristes crier à l’infamie. Certes, cette version de Merlin passée au shaker perd en fidélité. Pour l’apprécier à sa juste valeur, il faut accepter de faire table rase du mythe. Car il serait bien dommage de passer à côté de cette nouveauté.
L’intrigue est de qualité. Les acteurs très convainquant. Surtout notre cher Anthony Head (Gilles dans Buffy) dans le rôle de l’impitoyable Roi Uther, et le jeune Merlin campé par Colin Morgan, qui a également tourné dans un des derniers épisodes de la série Doctor Who. On est bien loin des superproductions à l’américaine. Et pourtant. Cette série bénéficie de décor cossues et d’effets spéciaux de qualité.

Sur le plan visuel, la deuxième série, The Legend of the Seeker, n’a pas a rougir. Créée en 2008 par Sam Raimi, à qui l’ont doit les cultissimes séries Xena la Guérierre et Hercule, cette adaptation du roman L’Epée de Vérité de Terry Goodkind, ne connait pas l’engouement escompté. Il faut dire que cette adaptation est particulièrement ratée. Au delà des libertés qui nuisent à l’intrigue, les personnages sont mous et manquent cruellement de conviction. Il est plus question de trouver un prétexte à l’amourette interdite entre le héros et son « Inquisitrice ». A regarder si on a envie de rire, non pas avec la série, mais de la série. Les fans de Iggy Pop seront contents de retrouver son clone dans le rôle du Grand Magicien.

Le créateur, Sam Raimi aurait du garder le côté kitsch de ses précédentes séries. Au moins il s’agissait de ridicule maîtrisé.

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